jeudi 13 septembre 2018

Mémorables de Socrate (Le Philosophe)

Bloc-notes pour
Mémorables de Socrate (Le Philosophe) (French Edition)
XENOPHON
Citation (APA): XENOPHON. (2014). Mémorables de Socrate (Le Philosophe) (French Edition) [Kindle Android version]. Retrieved from Amazon.com

PRÉFACE Le démon de la tempérance
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Hegel a justement remarqué que « sa philosophie et sa manière de philosopher font partie de sa manière de vivre »6.
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se manifeste par le triple usage de l’ironie, de la maïeutique et de la dialectique.
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Et Glaucon de se rengorger comme le corbeau sous les compliments du renard. Mais les questions suivantes de Socrate vont montrer à son partenaire qu’il ignore tout des richesses économiques d’Athènes, de ses forces navales et militaires, de son approvisionnement en blé, et surtout du gouvernement de ses concitoyens. Il prétend conseiller les dix mille maisons de la cité alors qu’il est incapable d’aider la maison de son oncle qui traverse des moments difficiles. La
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conclusion de Socrate sera accablante : « Ainsi, tu n’as pas pu persuader ton oncle, et tu voudrais te faire écouter de tous les Athéniens et de ton oncle avec eux ? Prends garde, Glaucon, en désirant la gloire, d’arriver à tout le contraire. Ne vois- tu pas comme il est dangereux de dire ou de faire ce qu’on ne sait pas
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Hegel y verra, dans une définition sévère, l’« art de mettre en lumière dans la conscience concrète non réfléchie elle- même l’universalité du concret
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Socrate contraint Euthydème à admettre, paradoxalement, que l’homme qui connaît le mieux la justice est celui qui emploie volontairement le mensonge et la tromperie, et non celui qui le fait involontairement, de même que celui qui connaît le mieux les lettres est celui qui écrit ou lit mal volontairement, et non celui qui le fait involontairement. Il en résulte que le jeune homme, complètement désorienté, comprend qu’il n’a pas saisi le sens de l’inscription du temple d’Apollon à Delphes : « Connais- toi toi- même ». Il admet sa défaite au moment même où il comprend l’universalité de l’impératif delphique. « Je suis forcé d’en convenir, attendu mon ignorance, et je pense qu’il vaut mieux me taire ; car je cours le risque de ne savoir absolument rien ! » Et Xénophon de conclure : « Euthydème sur cela se retira tout découragé, plein de mépris pour lui- même et ne s’estimant pas au- dessus d’un esclave ». Comme Platon, mais avant Hegel,
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L’objectif principal des questions de Socrate était uniquement la déduction d’un universel du particulier de notre représentation, de notre expérience, de ce qui est dans notre conscience de façon naïve […] Mais ce concret, tel qu’il est dans la conscience naturelle sans être pensé, en d’autres termes l’universalité plongée dans la matière, faisait de la part de Socrate l’objet d’une analyse qui extrayait l’universel en tant qu’universel »8.
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était la vertu de tempérance, l’egkráteia ou la sophrosúne, sur laquelle il revient sans cesse au détriment des autres vertus.
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Socrate. « Persuadé que la tempérance est un bien nécessaire à l’homme qui veut faire quelque chose de beau, il commençait par en montrer en lui- même à ses disciples le modèle le plus parfait ; puis, dans ses entretiens, il les dirigeait vers la tempérance de préférence à toute autre vertu »10.
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? Nous ne reverrons plus dans les livres suivants cette puissance divine qui permettra à Socrate de présenter son apologie devant ses concitoyens,
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Devant l’étonnement de son interlocuteur, Socrate répondit : « Pourquoi t’étonner si le dieu juge qu’il est plus avantageux pour moi de quitter la vie de ce moment même ? »
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Hegel n’avait donc pas tort de conseiller de lire plutôt Xénophon que Platon pour entendre la parole du véritable Socrate. Et Nietzsche avait peut- être raison de voir dans les Memorabilia Socratis « le livre le plus attirant de la littérature grecque
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Non pas comme le modèle du philosophe qui apprend à mourir parce qu’il croit dans l’immortalité de l’âme, en métaphysicien, mais comme la figure du philosophe qui apprend à vivre parce qu’il croit dans la maîtrise de son corps, en moraliste.
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Le premier se trouve dans le Gorgias lorsque Socrate dit à Calliclès que le commandement de soi consiste à « être raisonnable et se dominer (sóphrona ónta kaì egkratê autòn heautoû)
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dans la République, définit la tempérance, sophrosúne, comme « une sorte d’ordre harmonieux et de maîtrise (kósmos kaì egkráteia) sur certains plaisirs et désirs »13.
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Sa figure de Socrate est celle d’un homme parvenu à la pleine maîtrise de soi, sans la rigueur ou la raideur stoïcienne, parce que son démon le tempère en toutes choses, qu’il s’agisse de nourriture, de boisson, de vêtement, de sommeil ou d’amour.
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N’est-ce pas un devoir, pour quiconque regarde la tempérance comme la base de la vertu, de l’affermir d’abord dans son âme ? Sans elle, comment apprendre le bien et le pratiquer dignement ? »14
LIVRE PREMIER
Surligner (jaune) - CHAPITRE I C’est faussement qu’on a accusé Socrate de mépriser les dieux de l’État et d’en introduire de nouveaux > Emplacement 343
Dans les choses d’un résultat certain19, il leur conseillait d’agir de la manière qu’il croyait la meilleure ; mais dans celles d’une issue douteuse, il les renvoyait à la divination, pour savoir s’ils devaient agir.
Surligner (jaune) - CHAPITRE I C’est faussement qu’on a accusé Socrate de mépriser les dieux de l’État et d’en introduire de nouveaux > Emplacement 394
Le vulgaire s’imagine que les dieux savent certaines choses et n’en savent pas certaines autres ; Socrate croyait que les dieux connaissent tout, paroles, actions, pensées secrètes, qu’ils sont présents partout, et qu’ils révèlent aux hommes tout ce qui est du ressort de l’humanité.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 409
Toutefois il ne négligeait pas le corps, et n’approuvait pas ceux qui le négligent. Ainsi, il défendait de manger avec excès pour se livrer à un exercice outré ; mais l’exercice qui agrée à l’âme, il recommandait de s’y livrer sans aller au-delà, attendu qu’un pareil régime est aussi hygiénique que possible, et qu’il ne nuit en rien aux soins dus à l’âme. 5.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 422
Mais, par Jupiter, dit l’accusateur, il excitait ses disciples au mépris des lois établies, disant que c’est folie de choisir avec une fève les magistrats d’une république30, tandis que personne ne voudrait employer un pilote désigné par la fève, ni un architecte, ni un joueur de flûte, ni aucun de ces hommes, dont les fautes sont pourtant bien moins nuisibles que les erreurs de ceux qui gouvernent les États.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 426
pratiquent la sagesse et qui se croient capables de donner des conseils utiles à leurs concitoyens, ne sont aucunement des gens violents, vu qu’ils savent que la violence engendre la haine et les dangers, tandis que la persuasion fait agir sans péril et sans nuire à l’affection. En effet, celui que nous contraignons nous hait comme si nous lui avions fait tort ; celui que nous persuadons nous aime comme si nous lui avions rendu service. La violence n’est donc point le propre de ceux qui pratiquent la sagesse ; mais ceux qui possèdent la force sans la raison ont l’habitude d’agir violemment.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 456
Je vois en effet que, si l’on ne s’exerce point le corps, on devient impropre aux œuvres du corps, et de même que, si l’on ne s’exerce point l’âme, on devient incapable des œuvres de l’âme, on ne peut ni faire ce qu’on doit, ni s’abstenir de ce qu’on ne doit pas faire. 20.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 472
ont besoin d’être pratiquées, et notamment la tempérance.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 473
Innées dans l’âme avec le corps, les passions lui persuadent de rejeter la sagesse et de satisfaire au plus tôt les appétits sensuels.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 535
dit Périclès, si tu veux savoir ce que c’est qu’une loi : on appelle loi toute délibération en vertu de laquelle le peuple assemblé décrète ce qu’on doit faire ou non. –
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 555
non pour se former à l’éloquence de l’agora ou du tribunal, mais pour devenir vertueux et pour s’acquitter de leurs devoirs envers leur famille, leurs parents, leurs serviteurs, leurs amis, leur patrie, leurs concitoyens
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 567
que ceux-là seuls méritent notre estime qui savent ce qu’il faut savoir, et sont capables de l’enseigner. Et
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 570
n’ignore point que Socrate tenait ce langage au sujet des pères, des parents et des amis : il ajoutait qu’après le départ de l’âme, en qui seule réside l’intelligence, on se hâte de faire disparaître le corps de la personne même la plus chère. 54.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 576
Or, il parlait ainsi, non pour apprendre à enterrer son père tout vivant, ni à se couper soi-même en morceaux ; mais, en montrant que ce qui est absurde est sans estime, il enseignait à faire tous ses efforts pour devenir le plus sage et le plus utile possible, afin que, voulant obtenir l’estime d’un père, d’un frère, ou de n’importe quelle autre personne, on ne se fiât pas aux liens seuls de la parenté, mais qu’on essayât d’être utile à ceux dont on souhaitait l’estime.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 598
disait que les hommes nuls dans le conseil et dans l’action, incapables, au besoin, de venir en aide à l’armée, à l’État et au peuple, et, malgré cela, pleins d’audace, doivent être réprimés par tous les moyens, fussent-ils comptés parmi les riches.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Fausseté du second chef d’accusation : Socrate n’a point corrompu la jeunesse. Loin de mériter la mort, il a droit à des récompenses publiques > Emplacement 600
montrait ouvertement ami du peuple et philanthrope. En effet, escorté de nombreux disciples, Athéniens et étrangers, il ne tira jamais aucun profit de ce commerce, mais il leur communiquait à tous,
Surligner (jaune) - CHAPITRE III La vie de Socrate a été consacrée tout entière à la pratique et à l’exemple du bien. Plein de respect envers les dieux, il a toujours aussi fait preuve de tempérance > Emplacement 626
2. Il demandait simplement aux dieux de lui accorder les biens, persuadé que les dieux savent parfaitement quels sont ces biens47 : leur demander de l’or, de l’argent, le pouvoir, ou toute autre chose semblable, c’était, à son avis, leur demander l’issue d’un coup de dé, d’un combat, ou toute autre chose dont on ne peut savoir comment cela tournera.
Surligner (jaune) - CHAPITRE III La vie de Socrate a été consacrée tout entière à la pratique et à l’exemple du bien. Plein de respect envers les dieux, il a toujours aussi fait preuve de tempérance > Emplacement 644
dépense. Il était si frugal, que je ne sais personne qui ne pourrait travailler assez peu pour ne pas gagner ce dont Socrate se contentait : il ne prenait de nourriture qu’autant qu’il
Surligner (jaune) - CHAPITRE III La vie de Socrate a été consacrée tout entière à la pratique et à l’exemple du bien. Plein de respect envers les dieux, il a toujours aussi fait preuve de tempérance > Emplacement 677
Pour lui, on le voyait si bien armé contre ces sortes de délires, qu’il s’éloignait plus facilement des beaux et jolis garçons, que d’autres des gens laids et difformes. 15. Telle était sa manière d’être à propos du boire, du manger et des plaisirs des sens ;
Surligner (jaune) - CHAPITRE IV Il y a des dieux et ils veillent sur les hommes > Emplacement 709
? Tous ces ouvrages d’une si haute prévoyance, doutes-tu si tu dois les attribuer au hasard ou à une intelligence ? 7. – Non, par Jupiter, dit Aristodème
Surligner (jaune) - CHAPITRE IV Il y a des dieux et ils veillent sur les hommes > Emplacement 723
Sache-le bien, si je croyais que les dieux ont quelque souci des hommes, je ne les négligerais point.
Surligner (jaune) - CHAPITRE IV Il y a des dieux et ils veillent sur les hommes > Emplacement 736
N’est-il pas évident pour toi qu’entre les autres animaux les hommes vivent comme les dieux, supérieurs par la nature de leur corps et de leur âme ?
Surligner (jaune) - CHAPITRE IV Il y a des dieux et ils veillent sur les hommes > Emplacement 747
Apprends, mon bon, que ton âme, enfermée dans ton corps, le gouverne comme il lui plaît.
Surligner (jaune) - CHAPITRE V Comment Socrate enseignait la tempérance à ses disciples > Emplacement 770
N’estce pas un devoir, pour quiconque regarde la tempérance comme la base de la vertu, de l’affermir d’abord dans son âme ? 5. Sans elle, comment apprendre le bien et le pratiquer dignement
Surligner (jaune) - CHAPITRE V Comment Socrate enseignait la tempérance à ses disciples > Emplacement 775
6. Voilà ce qu’il disait, et ses actions plus encore que ses paroles témoignaient de sa tempérance : supérieur non seulement aux plaisirs des sens, mais à ceux que procure la richesse, il pensait que recevoir de l’argent du premier venu, c’était se donner un maître et s’asservir à la plus honteuse servitude.
Surligner (jaune) - CHAPITRE VI Socrate réfute le sophiste Antiphon, qui lui reprochait sa frugalité, sa simplicité et sa coutume d’enseigner gratuitement > Emplacement 803
Tu sais que, sans l’espoir du succès, on ne goûte aucune jouissance, tandis que si l’on pense réussir dans l’agriculture, dans la navigation ou dans toute autre profession que ce soit, on s’y livre avec autant de joie que si l’on réussissait déjà. 9.
Surligner (jaune) - CHAPITRE VI Socrate réfute le sophiste Antiphon, qui lui reprochait sa frugalité, sa simplicité et sa coutume d’enseigner gratuitement > Emplacement 809
Antiphon, mettre le bonheur dans les délices et la magnificence ; pour moi, je crois que la divinité n’a besoin de rien ; que, moins on a de besoins, plus on se rapproche d’elle ; et, comme la divinité est la perfection même, ce qui se rapproche le plus de la divinité, se rapproche le plus de la perfection
Surligner (jaune) - CHAPITRE VI Socrate réfute le sophiste Antiphon, qui lui reprochait sa frugalité, sa simplicité et sa coutume d’enseigner gratuitement > Emplacement 815
Il est clair que, si tu estimais aussi tes leçons, tu te les ferais payer ce qu’elles valent. Tu es donc un honnête homme, puisque tu ne trompes pas par cupidité, mais non point un sage, puisque tu ne sais rien qui soit de quelque valeur ».
Surligner (jaune) - CHAPITRE VI Socrate réfute le sophiste Antiphon, qui lui reprochait sa frugalité, sa simplicité et sa coutume d’enseigner gratuitement > Emplacement 818
Quiconque trafique de la beauté avec qui veut la lui payer, s’appelle un prostitué ; mais celui qui, connaissant un homme épris de la vertu, cherche à s’en faire un ami, on le regarde comme un homme sensé. Il en est de même de la sagesse : ceux
Surligner (jaune) - CHAPITRE VI Socrate réfute le sophiste Antiphon, qui lui reprochait sa frugalité, sa simplicité et sa coutume d’enseigner gratuitement > Emplacement 827
Antiphon lui ayant demandé pourquoi, s’il se flattait de rendre les autres habiles dans la politique, il ne s’occupait pas lui-même de la politique, qu’il prétendait connaître : « Lequel vaut donc mieux, Antiphon, répondit Socrate, de m’occuper tout seul de politique ou de consacrer mes soins à rendre un grand nombre de gens capables de s’en occuper ? »
LIVRE II
Surligner (jaune) - CHAPITRE I Entretien de Socrate avec Aristippe de Cyrène au sujet des plaisirs et de la tempérance. Apologue de Prodicus > Emplacement 1012
Mais moi, dit Aristippe, je n’entends pas non plus me réduire en esclavage. Il me semble qu’il y a une route moyenne, où je m’efforce de marcher, entre le pouvoir et la servitude ; or, c’est la liberté, qui conduit le plus sûrement au bonheur.
Surligner (jaune) - CHAPITRE I Entretien de Socrate avec Aristippe de Cyrène au sujet des plaisirs et de la tempérance. Apologue de Prodicus > Emplacement 1020
– Aussi, moi, pour n’en point passer par là, je ne m’enferme pas dans une cité, mais je suis étranger partout
Surligner (jaune) - CHAPITRE I Entretien de Socrate avec Aristippe de Cyrène au sujet des plaisirs et de la tempérance. Apologue de Prodicus > Emplacement 1040
Quoi donc, Aristippe, dit Socrate, ne vois-tu pas cette différence entre les maux volontaires et ceux qui ne le sont pas, que celui qui consent à endurer la faim peut manger dès qu’il le voudra, que celui qui s’est condamné à la soif peut boire dès qu’il le veut, et de même pour tout le reste ; mais
Surligner (jaune) - CHAPITRE I Entretien de Socrate avec Aristippe de Cyrène au sujet des plaisirs et de la tempérance. Apologue de Prodicus > Emplacement 1099
tu provoques le besoin avant de l’éprouver,
Surligner (jaune) - CHAPITRE I Entretien de Socrate avec Aristippe de Cyrène au sujet des plaisirs et de la tempérance. Apologue de Prodicus > Emplacement 1112
Mes amis jouissent avec plaisir et sans apprêt des aliments et des boissons, car ils attendent le désir pour manger et pour boire. Le
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Lamproclès, fils aîné de Socrate, était irrité contre sa mère ; Socrate le rappelle aux devoirs de la reconnaissance et de la piété filiale > Emplacement 1132
Eh bien ! où trouverons-nous jamais personne qui ait reçu plus de bienfaits que les enfants n’en reçoivent de leurs parents ?
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Lamproclès, fils aîné de Socrate, était irrité contre sa mère ; Socrate le rappelle aux devoirs de la reconnaissance et de la piété filiale > Emplacement 1133
Ce sont les parents qui les ont fait passer du néant à l’être,
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Lamproclès, fils aîné de Socrate, était irrité contre sa mère ; Socrate le rappelle aux devoirs de la reconnaissance et de la piété filiale > Emplacement 1138
mais on nous voit considérer quelles femmes nous donneront les plus beaux enfants, et c’est à celles-là que nous nous unissons pour réaliser notre espoir.
Surligner (jaune) - CHAPITRE II Lamproclès, fils aîné de Socrate, était irrité contre sa mère ; Socrate le rappelle aux devoirs de la reconnaissance et de la piété filiale > Emplacement 1139
amasse d’avance pour ses futurs enfants tout ce qu’il croit devoir leur être utile durant leur vie, et il en fait la plus ample provision possible. La femme reçoit et porte ce fardeau qui l’alourdit et qui met ses jours en péril ; elle donne à son enfant une part de sa propre substance ; puis, après une gestation et un enfantement plein de douleurs, elle nourrit et soigne, sans aucun retour, un enfant qui ne sait pas de qui lui viennent ces soins affectueux, qui ne peut pas même faire connaître ce dont il a besoin, tandis que la mère cherche à deviner ce qui lui convient, ce qui peut lui plaire, et qu’elle le nourrit jour et nuit, au prix de mille fatigues, et sans savoir quel gré la payera de ses peines. 6.

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